SANDRINE : COORDINATRICE ASAP

Préambule :
Nous vous avons fait découvrir le mois dernier le secteur des Services à la personne. C’était une présentation générale de ces nouveaux métiers et aujourd’hui, Emploi 37 a rencontré une jeune association tourangelle, ASAP pour nous livrer le témoignage de l’une de ses salariés.

INTERVIEW Sandrine VEAU (SV) – coordinatrice ASAP – 18/04/08

Emploi 37 :
Bonjour Sandrine, et merci de recevoir Emploi 37. Tout d’abord, parlez-nous un peu d’ASAP. Que signifie ce sigle ?

Sandrine Veau :
Association de Services d’Aide à la Personne, tout simplement.

Emploi 37 :
Ce nom me fait tout de suite penser à l’expression anglaise « as soon as possible » ; le clin d’œil est-il voulu ?

SV :
oui, d’une certaine manière, cela montre que nous pouvons répondre le plus rapidement possible aux besoins de nos clients.

Emploi 37 :
Pouvez-vous nous rappeler depuis quand l’association existe, et combien de salariés elle emploie ?

SV :
L’association a été créée le 14 mars 2007 mais elle est ouverte depuis septembre 2007. Elle emploie à ce jour 10 salariés, dont 2 emplois en administratif : une secrétaire (en contrat de 26h par semaine), moi-même, coordinatrice (j’ai un contrat aidé par l’état dit CAE de 20h par semaine) et 8 autres personnes intervenantes auprès des bénéficiaires. Par ailleurs, le directeur fondateur de l’association, Adoum Mahamat Tahir, est bénévole. Il y aussi un conseil d’administration composé de cinq membres qui pilote l’association.

Questions sur la personne :

Emploi 37 :
Pouvez-vous nous préciser quelles sont vos fonctions au sein de l’association ?

SV :
Je prends les rendez-vous avec les clients pour un premier contact, je leur explique le fonctionnement de l’association. Après ce premier entretien au cours duquel nous définissons clairement les besoins de notre client, nous lui proposons un deuxième rendez-vous en présence de l’intervenant(e) que nous aurons préalablement sélectionné. C’est au cours de ce rendez-vous que nous signons le contrat et que l’intervenant(e) est présenté au client. C’est seulement après que l’intervenant(e) va chez le client.
Je m’occupe également de traiter les candidatures qui arrivent à l’association et conseiller les bénéficiaires (clients). Et il y a aussi toute la partie prospection, faire connaître l’association ; nous distribuons nos flyers un peu partout.

Emploi 37 :
Et combien avez-vous de candidatures en moyenne par semaine ?

SV :
Une dizaine.

Emploi 37 :
Depuis quand travaillez-vous chez ASAP ?

SV :
C’est tout récent, depuis début avril.

Emploi 37 :
Travaillez-vous pour le secteur des Services à la personne par choix ?

SV :
Je suis psychologue en gérontologie. Il y a peu d’offres d’emploi dans ce domaine, ou seulement des 20%. J’ai effectué un stage comme chargée d’insertion et cela m’a plu. J’aime aussi le secteur associatif pour le côté relationnel alors j’ai postulé chez ASAP. Actuellement, je complète les 20h que je fais à l’association par 14h dans 2 maisons de retraite.

Emploi 37 :
Et vous avez un temps complet. Pas forcément facile de jongler entre différentes structures… On parle de la professionnalisation du secteur, quel est votre niveau de diplôme ?

SV :
J’ai un bac+5. Cela sera un plus vers la professionnalisation et la mise en place de l’agrément qualité (qui est en projet).

Emploi 37 :
Car aujourd’hui quelle est la situation ? Expliquez-nous

SV :
Pour l’instant, l’association a un agrément simple. C’est-à-dire qu’elle ne peut s’occuper des enfants qu’à partir de 3 ans, elle ne peut pas s’occuper des personnes âgées et les personnes handicapées. Nous proposons actuellement : l’aide à domicile, ménage, repassage, garde d’enfants (3 ans et +), soutien scolaire, bricolage, jardinage, assistance informatique et plein d’autres choses (voir sur notre site :
www.asap37.fr )
Avec l’agrément qualité, on s’ouvrira sur un marché plus important d’une part et d’autre part la notion de vulnérabilité et du public fragile entrent en ligne de compte. On peut s’occuper des bébés et des enfants de moins de 3 ans, des personnes âgées dépendantes et personnes handicapées. Ces prestations demandent des diplômes spécifiques (auxiliaire de vie, agent hospitalier ou puéricultrice). Nous avons donc déposé une demande en préfecture par le biais de la direction du travail.

Emploi 37 :
Quelles sont vos plus grandes satisfactions dans ce métier ? les principales difficultés que vous rencontrez ?

SV :
La diversité des tâches, le côté relationnel surtout me plaisent. J’aime l’idée d’apporter une qualité de service, de rendre service aux gens. Et ce qui est moins facile, c’est la prospection, ça prend du temps et on n’a pas de retour immédiat.


Questions sur le secteur d’activité

Emploi 37 :
Comment voyez-vous l’évolution de ce secteur dans les années à venir ?

SV :
Il se développe énormément, c’est sûr, il y a des besoins.

Il existe de nombreuses associations comme la vôtre, des sociétés aussi ; j’imagine que chacune essaie de se démarquer de sa « concurrente » en proposant un type de service différent, un prix attractif… comment cela se passe-t-il exactement ?

SV :
D’abord on ne demande pas de frais de dossier. Ensuite le client n’a pas de charge salariale. Et puis nous proposons 2 entretiens, c’est une démarche qualité. Nous prenons le temps d’expliquer au client comment cela va se passer, quel intervenant va venir chez lui. Nous établissons une relation de confiance.

Emploi 37 :
Quel est votre public ?

SV :
Il n’y a pas de public spécifique, c’est tout public.

Emploi 37 :
Quel est le profil des personnes qui ont un besoin (bénéficiaires ?) et qui cherchent à recruter (recruteurs ?)

SV :
Là encore, nous avons tous les niveaux, de la personne âgée seule à la maman débordée…

Emploi 37 :
On dit que ce secteur est en plein essor, mais est-ce que vous rencontrez des difficultés pour recruter ? quels métiers, compétences ? quel est le niveau de diplôme ? assurez-vous une formation ?

SV :
Non, le plus dur c’est de trouver des clients ! Il n’y pas de formation spécifique en interne, mais une expérience est exigée dans le même domaine.

Emploi 37 :
Quelles évolutions de métier, de fonction, possibles selon vous dans ce secteur ?

SV :
Pour ASAP, cela va dépendre de l’obtention de l’agrément qualité. Il y a environ 3 mois d’attente. Le service qui délivre les agréments est particulièrement vigilant car nous aurons à faire à des personnes vulnérables qu’il ne faut pas « duper ». Donc elle regarde le niveau des diplômes des intervenant(e)s, tout est affaire de confiance avec l’intervenant(e) qui est envoyé chez une personne âgée, par exemple.

Emploi 37 :
un petit mot de conclusion ?

SV :
être toujours à l’écoute, avoir une qualité de service sont les chevaux de bataille d’ASAP.

Ce sera le mot de la fin, merci Sandrine d’avoir répondu à nos questions. Et longue vie à ASAP !


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