Cette expression s’est appliquée pour le changement de métier de Valérie. D’où, comment rebondir en cas de changement de métier "raté" ?
de "SECRÉTAIRE" à "RESPONSABLE DE BOUTIQUE" puis . . .
Valérie T. – A 40 ans, j’avais travaillé dans une dizaine de PME ou agences régionales de grandes entreprises. Ce travail me plaisait mais une restructuration a conduit à la fermeture d’une agence et je me suis donc retrouvée au chômage. J’ai retrouvé un emploi de secrétaire jusqu’à ma décision de changer. J’ai fait un bilan de compétences qui m’a décelé des aptitudes commerciales.
Emploi37.fr – Et il y a eu un déclic ?
Valérie T. – Je suis allée à l’ANPE et j’ai vu une offre de « responsable de boutique ». Suite à mon bilan de compétences, j’ai tenté ma chance et commencé mon nouveau métier. Mais « ma boutique » avait quatre roues ! Au volant d’un camion, je proposais du prêt-à-porter, pour hommes, femmes et enfants ainsi que du linge de maison, au domicile de clients, sur une vingtaine de communes.
Au début, j’ai été enthousiasmée de rencontrer tous ces clients et agréablement surprise par leur bon accueil en général. Ce sont souvent des personnes isolées. Je les sentais heureux de me voir ou de me revoir. Toutefois je me trouvais parfois dans une situation contradictoire : ma nécessité de vendre face au manque de moyens ou aux difficultés de certaines personnes.
Emploi37.fr – Combien de temps a duré cette expérience ?
Valérie T. – Au bout de deux mois j’étais à bout de forces physiques et morales. Même si travailler seule ne me pose pas de problème particulier, je n’étais pas faite pour ce métier : seule dans mon camion par tous les temps, une clientèle que j’aurais eu envie d’aider alors que je devais leur vendre. Ces deux difficultés ont été trop difficiles, je me suis décidée à arrêter à la fin de mes trois mois d’essai.
Emploi37.fr – Aviez-vous de bon résultats professionnels ?
Valérie T. – Oui et mon responsable hiérarchique était satisfait de mon travail. Il a bien compris aussi ma décision d’arrêter, ce travail que je trouvais trop dur sur les plans physique et psychologique.
Emploi37.fr –Vous étiez donc revenue « à la case départ » ?
Valérie T. – Oui, mais j’avais préparé ma « sortie » et je m’étais motivée pour me positionner comme « famille d’accueil ». J’ai fait toutes les démarches, auprès de la DDAS. Mais là aussi, il faut être solide psychologiquement et dans l’état d’esprit dans lequel j’étais, je n’ai pas franchi le pas !
Emploi37.fr – C’était pourtant votre choix et vous n’étiez pas indemnisée ?
Valérie T. – Oui, mais je vivais mon expérience précédente comme un échec, j’avais voulu changer, j’y croyais, je me suis culpabilisée. Ce n’était pas de bonnes conditions pour cette activité.
Emploi37.fr – Alors ?
Valérie T. – Après trois semaines de pause, le temps de « faire e vide », j’ai fait une nouvelle démarche à l’ANPE où j’ai vu une formation de « conseiller en aménagement de la maison ». J’aime ma maison et j’ai pensé que cela me conviendrait. Après une sélection, j’ai suivi une formation diplômante de huit mois chez AFORMAVAL, organisme spécialisé. La formation est basée sur des connaissances en architecture, en harmonie des couleurs, composition des matières, techniques de vente etc. La formation comprend aussi trois stages en entreprise dont un de un mois.
Emploi37.fr – La formation, c’est bien mais après il faut trouver un emploi !
Valérie T. – C’est justement au cours de mon stage d’un mois qu’au bout de deux semaines le responsable du magasin m’a proposé de me garder sous contrat. J’ai souhaité terminer ma formation pour obtenir mon diplôme et, après quelques jours de vacances, j’ai signé un CDI.
Emploi37.fr –En quelques mots, quelle est votre activité ?
Valérie T. – L’entreprise est un grossiste en papier peint, voilages, peinture, sols et tous accessoires nécessaires pour amateurs et professionnels. C’est dans le cadre du développement de l’activité vers les particuliers que s’exerce mon activité. Ecouter et conseiller est une activité sympathique et la vente vient « presque naturellement » après.
Emploi37.fr – Alors, le moral aujourd’hui ?
Valérie T. – aujourd’hui je suis « conseillère en aménagement de la maison », j’ai encore beaucoup de choses à apprendre mais le moral est au beau fixe !
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